De 1928 à 1950, la GRC a connu une croissance exceptionnelle, assumant
les tâches de police provinciale dans toutes les provinces, sauf
l'Ontario et le Québec, en plus de jouer un rôle plus actif dans
l'application des lois fédérales, notamment en ce qui a trait
à la contrebande, aux douanes, aux drogues et à la sécurité nationale.
L'organisation qui, au début du siècle, s'employait encore à
mettre sur pied un système de patrouilles à cheval, était
devenue un demi-siècle plus tard un organisme de police national aux
responsabilités les plus diverses, du recensement des oiseaux migrateurs à la
découverte des réseaux d'espionnage. La classification dactyloscopique, les modes
d'opération des criminels, les sciences judiciaires, les armes à
feu et les enquêtes spécialisées ont commencé à exiger
de nouvelles compétences et une formation plus poussée. La Gendarmerie a
envoyé ses membres suivre une formation spécialisée et a modifié ses
critères de recrutement. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les
tâches de bureau étaient accomplies par des civils parce que les
membres avaient trop à faire, et cela s'est poursuivi a près la guerre.
L'Histoire de la science judiciare (CSFS) (en anglais).