RCMP Museum ~ Musée de la GRC


La Gendarmerie royale du Canada a ses Debuts

L'immense Solitude
Le Canada achete le Nord-Ouest
Sir John A et la Police a Cheval du NO
La Creation de la Police a Cheval du NO
La Marche vers l'Ouest
Les Sioux americains
La colonization
Le maintain l'ordre aux bords du chemin de fer
Au Service du public
La Rebellion du Nord-Ouest
Des Terres gratuites
La ruee vers l'or du Klondike
Vers le Nord, sur les rives de l'Arctique
La Gendarmerie royale du Canada
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Des terres gratuites

En 1896, sous la conduite active de M.Clifford Sifton, ministre de l'Intérieur, le gouvernement canadien lance une vigoureuse campagne pour attirer des colons dans les Prairies. Des brochures, décrivant la qualité et la fertilité du sol, sont imprimées et distribuées aux États-Unis et en Europe. On offre gratuitement cent soixante acres à tous ceux qui veulent venir s'y établir. On paye une partie de la traversée par mer, et le Canadien Pacifique offre des tarifs réduits sur les wagons de colons, depuis le port d'embarquement. Le monde sortant d'une longue crise et la demande de blé augmentant, la ruée vers les grandes plaines prend graduellement de l'ampleur. En 1914, plus d'un million de colons sont déjà installés dans les Prairies.

Afin d'assurer le succès du programme, on enrôle chaque fonctionnaire, depuis le ministre jusqu'au policier à cheval, pour conseiller et aider les nouveaux colons. Les membres de la P.C.N.-O. deviennent agents fonciers, experts agricoles et agents du bien-être social et de l'immigration. Souvent, le premier contact des immigrants avec l'administration, lorsqu'ils descendent du train, s'établit avec le détachement local de la Police à cheval du Nord-Ouest. La police donne des conseils sur les terres encore disponibles dans la région, amenant souvent les colons sur les lieux et les aidant à choisir leur concession. De plus, ses membres distribuent le grain de semence, mettent le bétail en quarantaine, et rédigent de copieux rapports sur l'état de la récolte et du sol. Si un colon perd une vache il s'adresse à la police. De même, si sa récolte est mauvaise et s'il n'a pas de ressources suffisantes pour que sa famille passe l'hiver, il s'adresse au détachement local pour recevoir du secours.

Presque un tiers des colons arrivés entre 1896 et1914 proviennent de l'Europe continentale; ce sont des Ukrainiens, des Allemands, des Finlandais, des Suédois et des Russes. Bon nombre d'entre eux ne parlent pas anglais et la P .C. N.-O. doit avoir recours à des interprètes pour leur expliquer les lois et les coutumes canadiennes. On n'utilise pas d'autres critères pour choisir les immigrants que leurs aptitudes et leur désir d'occuper la terre. Certains d'entre eux ont de curieuses croyances religieuses qui posent des problèmes particuliers à la Police à cheval du Nord-Ouest. Au cours de 1899, plusieurs milliers de Doukhobors arrivent pour prendre des concessions. Ils se révèlent d'excellents fermiers mais, en 1902, un élément fanatique parmi eux organise la première de leurs nombreuses marches de protestation. A cette occasion, plus d'un millier de Doukhobors partent de Yorkton en hiver, sans nourriture ou vêtements appropriés. L'inspecteur J.O. Wilson commande une troupe de vin policiers à cheval qui accompagnent le groupe et assurent leur sécurité. En novembre, ils atteignent Minnedosa, au Manitoba et là, suivant les ordres de fonctionnaires fédéraux, les membres de la P.C.N.-O. obligent, avec un minimum de violence, les Doukhobors à monter dans des trains pour retourner à Yorkton.

L'aide aux nouveaux colons constitue un fardeau de plus pour la Police à cheval, mais elle représente un argument de plus que le Commissaire invoque pour empêcher qu'on réduise ses effectifs.

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Last update: 2005.01.15