L'Immense Solitude
Depuis le bouclier précambrien boisé du Nord-ouest de l'Ontario et l'arrière-pays de la baie d'Hudson, les Prairies canadiennes s'étendent vers l'ouest sur plus de mille milles, jusqu'au pied des montagnes Rocheuses. Après avoir traversé les Prairies en 1871, un officier de l'armée britannique, le lieutenant W.F. Butler, appelle ce territoire, vaste et si lointain, « l'immense solitude », sous-continent désert où « On peut parcourir cinq cents milles en ligne droite sans rencontrer âme qui vive ou animal plus gros qu'un loup.» Les carte du début du XIXe siècle le représentent souvent comme une partie du « Grand désert américaine. » Cette étendue vallonnée de prairies, en grande partie sans arbres, est alors habitée par des tribus d'Indiens nomades qui vivent suivant des traditions basées sur la chasse d'énormes troupeaux de bisons. En 1670, le roi Charles II d'Angleterre avait concédé la plus grande partie des terres de ce territoire et le monopole du commerce au gouverneur et à la Compagnie des Aventuriers d'Angleterre commerçant dans la baie d'Hudson, Compagnie de la baie d'Hudson comme on l'a nommée bientôt par la suite. Ainsi, cette compagnie appelle son empire commercial. « Terre de Rupert », en l'honneur du prince Rupert, cousin du roi Charles, mais, à l'époque de la Confédération, les Canadiens utilisent plutôt « Nord-Ouest » pour désigner ce territoire.
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